Covid-19 – Témoignages des équipes

Le travail culturel en mode confiné

Depuis le 13 mars, les Centres culturels ont fermés leurs portes au public, et les mesures de précaution ont bouleversé le fonctionnement des équipes avec une majorité de professionnels passés au télétravail.
Sur cette page, nous partageons les témoignages du terrain, récoltés par les deux fédérations du secteur, l’ACC et l’ASTRAC.
N’hésitez pas à nous transmettre votre contribution!

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« Des news du CC…
Tout le monde est au télétravail avec des PC portables, accès au serveur du Centre par VPN, téléphone redirigé vers GSM.
C’est calme… Une personne max au bureau à la fois, réservation du bureau via l’agenda partagé.
Messenger pour les contacts 🙂
Nous ne travaillons pas à temps plein … réel. »

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« En ce qui nous concerne, tout le monde travaille ! La plupart à domicile, avec toute la souplesse voulue par rapport aux difficultés matérielles, émotionnelles, organisationnelles, suivant les situations de chacun. Mon mot d’ordre a été : ceux qui veulent et peuvent travailler chez eux, c’est la meilleure solution. Mais on fait ce qu’on peut, pas ce qu’on doit, ni ce qu’on veut. On a des contacts journaliers ; téléphone, skype, watsapp, messenger, mails. Et on rattrape du retard, tranquille, on met ses mails en ordre, on regarde le ciel, et on prépare tranquillement la saison prochaine (en faisant comme si il y en aura une ) En tant que directeur, je ne mets aucune pression sur personne. 
Et aussi, on s’envoie des petites blagues, des états d’âme, toutes sortes de choses qui font qu’on se sent encore une équipe.
Certains ont choisi de travailler au centre, ou doivent.
Par choix : 1 administratif, il a un bureau de 4 pour lui tout seul. Il a besoin de tous les dossiers, classeurs, son ordi pas portable … devinez quelle fonction il exerce ? comptable et administratif,  en particulier. Et donc, comme on avait un retard magistral pour les comptes 2019 et le budget 2020, voilà qu’on va doucement être à jour. Sans stress !
Il y a aussi une secrétaire-animatrice qui a fui la semaine passée tellement elle avait peur et finalement est revenue cette semaine, en fuyant cette fois la solitude de ses murs.
Ceux qui doivent ce sont :  2 techniciens qui travaillent chacun dans des espaces différents (le centre est immense) et les 2 personnes qui nettoient, accueillent, préparent les repas.. Ils rangent, nettoient, travaillent sur la remise en ordre du matos technique, pensent à repeindre les murs… Elles frottent, rangent, se reposent, refrottent, désinfectent, rerangent, se rereposent. Tous les 4 font des choses qui, de semaine en semaine, de mois en mois, parfois d’année en année, sont reportées par manque de temps… Ces 4 derniers sont détachés par la ville (en plus), et ils ne peuvent pas travailler chez eux 
😊. Mais là aussi ma consigne est : prudence et pas d’excès ! Heureusement, pour le moment, la Ville ne met personne en chômage technique. »

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« Ici, nous sommes tous en télétravail, sauf les 2 régisseurs qui font de la maintenance à tour de rôle et la femme d’ouvrage fait le grand nettoyage de printemps 🙂
Si la situation devait perdurer, cela poserait un souci quand même.
Sur FB, nous avons publié la liste des restaurateurs qui font de l’emporté (ceci fut fort apprécié) et nous publions 2 fois par semaine un quizz culturel avec des cadeaux à la clé. »

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« Nous sommes aussi presque tous en télétravail.
Nous avons la possibilité de travailler en réseau en intranet.
L’équipe technique (une personne à la fois) est au Centre et bosse à ce ils n’ont jamais le temps de faire, comme des plans de prévention…
HAAA la biscuit de réunion et le chocolat, bin je fais une bonne cure hé hé.
Bonne santé et à bien vite pour construire un autre monde. »

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« De notre côté, toute l’équipe traverse cette deuxième semaine de confinement dans un rythme de travail calme, continu et serein.
Quel plaisir de pouvoir nous parler de notre travail, élaborer nos rédactionnels, analyser nos évaluations, clôturer notre saison à venir, répondre aux publics qui nous écrit , …
On invente donc rien de nouveau sur le net, les réseaux sociaux, nous n’avons pas peur d’être invisibles car nous savons au fond de nous que nous existons et que ce n’est pas le moment d’en faire une couche mais de respirer pour mieux aborder l’avenir.»