L’ASTRAC était à la semaine de lutte contre la pauvreté!
L’ASTRAC était présente les 13 et le 15 octobre et a co-animé un atelier “Culture et précarités” dans le cadre du programme riche et diversifié proposé ce jour-là.
“Démontons la méritocratie” était le slogan mis en avant cette année.
Lors du rassemblement sur la Place d’Armes et lors de la manifestation, les cuillères en bois sont venues rappeler que nous ne naissons pas toutes et tous avec une cuillère en argent dans la bouche.
Cette année encore, dans un contexte marqué par une accentuation des précarités, le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté et ses partenaires ont pu compter sur une forte mobilisation associative, syndicale et citoyenne contre les inégalités. Sans oublier le secteur culturel!
Prisme, le Centre culturel de Namur, s’engage depuis de nombreuses années aux côtés du RWLP en déclinant le combat contre la pauvreté à travers diverses initiatives culturelles .
Le 13 octobre, c’est dans ce contexte que nous avons pu assister au Théâtre de Namur à la conférence-débat “Au-delà du mérite : repenser les logiques de réussite”. Ce moment inspirant a été introduit par Chantal Jaquet, auteure de Révolutions transclasses, Une nouvelle théorie de l’émancipation (PUF, 2026) et de Juste en passant (PUF, 2021). D’abord dans un dialogue avec Christine Mahy, puis lors d’entretiens avec des acteur·trice·s de secteurs différents, dont Olivier Vanhee pour le secteur culturel, elle a contribué à “démonter la méritocratie” (voir ci-contre) en questionnant le mythe d’une réussite qui serait à la portée de tous.
Nous étions ensuite présent·e·s, le 15 octobre, à la grande journée, point d’orgue de la semaine.
En matinée, nous avons écouté les témoins du vécu lors d’un moment d’expression émouvant, qui invitait chacun·e à l’engagement collectif, avant de rencontrer les associations militantes sur les stands de la Foire pour agir sur la Place d’Armes.
Dans l’après-midi, après la grande manifestation qui a rassemblé 1200 personnes, c’était à notre tour de passer à l’action avec un atelier “Culture et précarités”.
Coorganisé avec Article27 Wallonie et le Centre culturel d’Ourthe et Meuse, ce temps d’échange a permis de réfléchir avec des étudiant·e·s et des travailleur·euse·s du secteur aux freins et aux leviers de l’accès à la culture.
Les traces sont en cours de rédaction.
« On comprend bien les avantages qu’un État conservateur peut […] tirer… [de l’idéologie de la méritocratie], car il peut ainsi se dédouaner à bon compte de ses responsabilités en matière de justice sociale […] Mais c’est le stade infantile de la politique parce qu’il s’agit de gouverner les hommes à l’aide du tableau d’honneur et du bonnet d’âne, comme à l’école primaire. Au lieu d’unir les hommes, la méritocratie les divise en élus qui montent sur le podium et en exclus qui restent en bas de l’échelle faute de talent et de volonté […]. »
Chantal Jaquet, Juste en passant, PUF, 2021, pp. 83-84